
L'enfance marocaine d'Amid a été bercée par les contes fantastiques, transmis oralement de génération en génération ou simplement inventés par sa mère pour l'aider à s'endormir et à atténuer l'aridité de la vie. Arrivé en France à l'âge de 12 ans, il étudie le théâtre à Paris, joue dans plusieurs pièces avant de se lancer dans l'écriture. Finalement, il trouve sa véritable vocation : conteur. Ses contes évoquent le coeur de l'Orient, du Maghreb et de tous ces chemins qui mènent à la rencontre de soi et des autres.
Menu du Voyageur
Quand un voyageur part vers quelque part que doit-il emporter pour survivre ?
Du pain, de l’eau ? Beaucoup d’argent ? Ou bien, des contes pleins la tête ?
Peu de voyageurs agissent ainsi pour leur survie. Emporter des contes, des paroles de miel et de soleil pour rendre possible la rencontre avec l’étranger.
Le Menu du Voyageur est un patchwork de contes d’Orient.
Recette de celui qui aime à perdre la tête pour dire oh combien est nourrissante la parole à l’âme vibrante et à la parole chantante.
Photo Amid Beriouni
"Alors Raconte" 2009 :
des Conteurs en Tarn et Garonne


Les prochaines dates pour terminer l'année 2008 avec vous.
Décembre : "Mystère Dj'ha" Vielmur Tarn
5 décembre Toulouse : "contes et musiques" Médiathèque
du 03 au 17 décembre : "l'eau, la princesse et le serpent" Théâtre du Grand Rond
19 et 20 décembre : "contes et musiques" Créteil Médiathèques
L’eau, la princesse et le serpent
Texte et mise en scène : A.Beriouni
Avec : Marie Strehaiano et Amid Beriouni
Musique : Jean-Louis Moisset
Spectacle théâtral afin de sensibiliser le jeune public et les adultes
à la préservation de l’eau et à son utilité public.
L’histoire :
Un jour, dans un royaume riche et peuplé, l’eau vient à manquer. La princesse folle de rage, pense que c’est une punition de son père, le roi. En effet, elle est gaspilleuse de l’eau précieuse. Mais elle découvre que rien de tout cela n’est vrai. L’eau manque vraiment au royaume et même sur toute la terre. Devant le roi qui se meurt, la princesse décide sur ses conseils de suivre l’ancienne légende : aller au bout du monde, jusqu’à l’œil de la mer et lui offrir son cœur sincère. Dans son avion Zéphir, elle prend place et parcours l’immensité du désert. Elle rencontre un mystérieux nomade ami d’un serpent qui lui indique le chemin à suivre : garder le serpent en elle jusqu’à la fin de sa quête et surtout, la promesse de préserver l’eau comme la prunelle de ses yeux.
Au beau milieu du voyage, le vent lui fait barrage et une violente tempête éclate.
L’univers sonore :
... le tranchant du métal, la douceur de l'eau, la chaleur du bois,
la terre cuite, le souffle de la vie ...
Tous les éléments sont réunis pour traduire ces images sonores
ancestrales et accompagnent cette quête intérieure en direction de l'or bleu ...
Lorsque Amid et Marie m'ont présenté leur projet en exprimant leur
imaginaire sonore; la résonance fut immédiate, je décidai de mettre
en rythme cet ensemble de timbres afin de donner vie à ce spectacle profondément vivant ...humain.
Texte et Mise en scène :
Ne pas être bavard, ne dire que ce qui est important pour que l’histoire se déroule et se vive comme chacun l’imagine. Ne pas insister, juste montrer et laisser l’émotion prendre place dans le réceptacle de chacun. Les images sont fortes, la musique enivrante et le voyage est initiatique. Le jeu est sobre mais laisse entendre un rythme, un chant, une nostalgie, un besoin d’étancher sa soif. Entre la lenteur, le rythme, la danse et le silence, le spectacle se déroule comme l’eau qui coule. Les costumes teints naturellement par Julia. D’où le titre de « Ecolo-spectacle ».
La Médiathèque de Créteil accueille Amid Beriouni dans les contes des 1001 nuits "Le pêcheur et le djinn" |
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Samedi 24 mai à 16h |
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Bibliothèque-Discothèque
de la Maison des Arts de CRETEIL Public à partir de 7 ans Renseignements et réservation au 01 43 77 51 61 |
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La philosophie : Toi qui t’enfonces dans les ténèbres de la nuit cesse de t’agiter ainsi : on n’obtient pas sa nourriture à force de se mouvoir en tous sens. Ne vois tu pas la mer et le pêcheur, statue dressée guettant sa subsistance, et les étoiles de la nuit tissée avec soin dans la trame du ciel ? Il s’est enfoncé au milieu des flots, la vague le frappant, son œil reste fixé sur les nœuds du filet. S’il peut dormir sous le toit de sa maison, content de sa nuit, c’est que le fer fatal aura percé les lèvres du poisson. Quand à l’acheteur, assoupi la nuit sous son toit, hors d’atteinte du froid, peut-il connaître autre chose que la prospérité ? |
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Etrange destin, l’un pêche et l’autre mange le poisson ! Le Conte : Un pêcheur trouve une bouteille dans la mer, l’ouvre, un génie en sort et apprend au pêcheur qu’il a promis de tuer celui qui ouvrirait la bouteille pour le libérer. Il raconte son histoire. Ensuite, le pêcheur pour le persuader de ne rien faire de son dessein lui raconte une histoire illustrant son propos. Le génie lui conte à son tour une histoire qui vient contredire celle du pêcheur. Le pêcheur parvient à tromper le génie et l’enferme à nouveau dans la bouteille. Celui-ci supplie le pêcheur de le libérer, lui raconte encore une histoire pour l’en persuader et promet de le rendre riche.A votre avis les enfants, mesdames et messieurs, le Djinn va-t-il tenir sa parole, va-t-il tuer le pêcheur ou bien une autre histoire sortira du tiroir ? |
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| Et aussi... E X P O S I T I O N Du 1er au 30 mai Bibliothèque de la Maison des Arts Les mille et une nuits Exposition réalisée par la Maison des contes et des histoires “Envolez-vous pour l’Orient sur un merveilleux tapis volant…” Tirées des Contes des Mille et une nuits, les illustrations de Charlotte Gastaut racontent l’histoire de 5 contes célèbres. Dans le cadre de la programmation du spectacle L’éléphant dans le noir, voyage en Orient présenté le 31 mai à la Maison des Arts. Public dès 3 ans, visites sur rendez-vous |
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La source :
Comment te dire, mon fils, cette histoire est venue de ma mémoire pour peut-être me dire, te dire, que le temps est un coffre que l’on peut remplir de ces trésors : les souvenirs.
Je me souviens qu’un jour où j’avais demandé à ma mère si, durant mon enfance, elle m’avait raconté des histoires, elle me répondit que oui. Puis, sa bouche s’est ouverte et elle s’est mise à me raconter ce qu’elle m’avait conté jadis… et, depuis ce jour, ma mémoire d’enfant fut retrouvée.
Quelques années plus tard, à Paris, une envie pressante d’écrire pour le théâtre me saisit. J’ai cherché un thème et c’est là qu’un souvenir réel raconté par ma mère me revint à l’esprit : c’était en hiver, dans le Moyen Atlas. Mon père et ma mère ramassaient du bois mort en haut d’une colline. Soudain, ils virent un arbre mort. Mon père s’en approcha, tout fier de cette découverte, et, d’un geste puissant, il souleva sa hache pour le frapper.
Pinçant au dehors, le froid était encore plus intense à la maison. Pour eux, cet arbre mort était une aubaine. Au moment où il allait frapper le tronc, un cri perça l’espace et les oreilles de mon père. Ma mère se rapprocha. Mon père, imperturbable et courageux, tourna autour de l’arbre pour voir d’où venait le cri. Rien, si ce n’est le vide et le silence.
À nouveau, il se mit en place et souleva sa hache, et, à l’instant où la lame de la hache s’écrasait sur l’écorce, le même cri retentit, strident, puissant et plaintif.
Ce cri disait clairement : aïe aïe aïe !
Ma mère éloigna mon père de l’arbre mort en lui disant : ne vois-tu pas qu’il est vivant !
L'arbre du désert , aux Editions Le Griffon Bleu www.editions-legriffonbleu.fr.
